L’épidémie d’Ebola, déclarée en mai dernier en république démocratique du Congo où elle a dépassé les 9 000 cas pour 4 381 décès, s’étend désormais à plusieurs pays africains. Le gouvernement du Nigeria a annoncé qu’une femme, arrivée en provenance d’Ouganda et qui réside à Abuja, la capitale du pays le plus peuplé d’Afrique, est porteuse du virus. Les autorités du pays le plus peuplé d’Afrique (240 millions d’habitants) ont recensé 44 cas contacts étroits. Dans le même temps, de l’autre côté du continent, le Kenya vient de déclarer son neuvième cas. C’est pourquoi Jean Kaseya, le directeur général de l’agence de santé de l’Union africaine, a tiré la sonnette d’alarme et appelé à la mobilisation de la communauté internationale pour endiguer l’épidémie d’Ebola « la plus étendue géographiquement de l’Histoire, touchant plusieurs pays répartis dans trois régions d’Afrique et enregistrant une létalité avoisinant les 50 % ». Il a ajouté : « Nous voulons des financements immédiats et flexibles, des équipements médicaux, des moyens diagnostiques, des personnels de riposte qualifiés et une surveillance communautaire renforcée. » Mais pour l’instant la plupart des pays occidentaux font la sourde oreille, se contentant de demander à leurs ressortissants d’éviter de voyager dans ces régions. Et il faudra sans doute que l’épidémie touche l’Europe et l’Amérique pour qu’ils réagissent. Comme ce fut le cas avec le Covid-19.
